lundi 13 octobre 2008

mardi 7 octobre: deuxième débat présidentiel


Etant donné que le premier débat présidentiel n'avait pas dégagé de gagnant, le deuxième débat télévisé était très attendu. Il était d'autant plus attendu que Wall Street s'effondrait de jour en jour, malgré les plans de sauvegardes des banques et des assurances mis en place et les déclarations des hommes politiques comme Bush, qui n'est plus écouté depuis des mois.

Ce débat était aussi attendu car McCain, sentant qu'Obama gagnait des points dans les sondages, devenait de plus en plus agressif. Il essayait depuis plusieurs jours de faire passer Obama pour un terroriste, l'accusant d'avoir des relations avec un ancien opposant à la guerre du Vietnam. Ce débat était pour lui la dernière chance de reprendre un peu l'avantage. Et ce d'autant plus que John Mc Cain appréciait particulièrement la forme de débat utilisée à Nashville ce mardi. Contrairement au premier débat où seul un journaliste posait des questions, des spectateurs, des personnes cette fois-ci présentes dans la salle, ont posé tour à tour des questions sur différents sujets.

Au premier plan l'économie. Obama a proposé des mesures qui tenaient plus la route, comme la nomination du milliardaire Warren Buffett pour remplacer l'actuel titulaire du poste, Henry Paulson, qui quittera ses fonctions quand l'administration Bush prendra fin. Il a suggéré une suite au plan de sauvetage du système financier, en ciblant les petits commerces et les investisseurs individuels, et a également prôné la réduction des impôts pour la classe moyenne et l'allocation de fonds spécifiques aux autorités étatiques et locales afin de promouvoir la construction d'infrastructures pour créer de nouveaux emplois. John Mc Cain, quant à lui s'est dit vouloir ordonner au département du Trésor de racheter les prêts immobiliers à risques des ménages américains et de renégocier de nouveaux prêts. Obama s'est déchaîné sur le bilan de Bush qui avait hérité de l'administration Clinton de plusieurs milliards de dollars de bénéfices pour laisser la dette la plus importante du pays de son histoire.

Puis, la sécurité. C'est là que Mc Cain a commis une des ses plus grandes fautes en décrétant la sécurité des américains comme sa priorité alors que la priorité des américains actuellement est l'économie. Il a accusé Obama de ne rien comprendre, ce à quoi Obama a répondu qu'effectivement, il y avait des choses qu'il ne comprenait pas comme la guerre en irak, la dette publique....

A la fin du débat, Mc Cain est parti assez rapidement, laissant Obama et sa femme rester avec les spectateurs présents.
Les sondages, parus le lendemain, donnaient Obama largement vainqueur du débat. Il était effectivement plus à l'aise, plus posé, moins agressif que Mc Cain, plus jeune, parlait beaucoup plus de futur tandis que Mc Cain parlait de son passé de militaire.

Le troisième et dernier débat se déroulera le mercredi 15 octobre. Nous serons alors à 20 jours de l'élection.

dimanche 5 octobre; New York


Dernier jour à New York, nous n'y reviendrons certainement pas avant notre retour pour la France dans 10 mois.
Nous avons un seul regret, celui de ne pas avoir habité dans cette ville extraordinaire, qui bouge à 150km à l'heure, qui est constamment en renouvellement, en travaux, qui est habitée alors que Paris se vide tranquillement car les Parisiens ne peuvent plus suivre le coût de la vie trop élevé de Paris.

Un dernier regard sur l'Empire State Building et nous avons repris notre train direction Baltimore.

samedi 4 octobre: Rockfeller Center


Après deux jours à New York, et déjà un très bon aperçu de la ville, nous sommes retournés sur la cinquième avenue pour la descendre jusqu'au Rockfeller Center. Nous sommes passés devant le store génial d'Apple, puis nous sommes rentrés dans un immense magasin de jouets, avec des peluches énormes et un grand stand de bonbons.

Changement de décor, nous voilà chez Bergdorf and Goodman, histoire de se croire riches millionnaires new yorkais faisant leurs courses chez Dior ou chez Valentino, en gants blancs, avec le chauffeur attendant dehors devant la vitrine somptueuse du grand magasin.

Plus tard, nous avons pris notre courage à deux mains, surtout pour Caroline qui a le vertige, pour monter au 85ème étage du Rockfeller Center. A l'avis de ceux qui ont la chance de monter et au Rockfeller et à l'Empire State Building, la vue du Rockfeller est plus belle, car plus centrale dans New York et vue directe sur le mythique Empire State Building, justement.

Nous sommes dans l'antre des Rockfeller. Le petit dernier de la famille a d'ailleurs toujours son bureau au 84ème étage. En attendant les ascenseurs, tout est fait pour faire patienter le client: un film sur la construction du Rockfeller Center pendant la dépression des années 30, la photo connue mondialement d'ouvriers faisant une pause sur une poutre à plusieurs mètres du sol, un film sur le music-hall Radiocity juste à côté et ses fameuses Rockettes, et sur la chaîne de télé NBC qui a ses studios dans le Rockfeller Center.

Puis l'ascenseur s'ouvre, se referme, pour se rouvrir 85 étages plus haut sur la vue la plus extraordinaire de New York. Cela permet de comprendre comment est construite la ville, avec d'un côté l'Hudson River, de l'autre l'East River, entre les deux Manhattan, avec d'un côté le Financial District et l'Empire State Building, et de l'autre Central Park dans toute sa splendeur.

Un moment magique sur l'un des plus hauts immeubles du monde.

vendredi 3 octobre; BROADWAY


Après un tour dans Central Park, et sur la terrasse du MET pour la vue extraordinaire sur Central Park, un peu de repos à l'hôtel, nous avons rejoint le soir Times Square et Brodway pour assister à une comédie musicale, et pas n'importe laquelle. Cette comédie musicale a reçu 8 Tony Awards, dont celui de meilleure chanteuse et de meilleure comédie musicale. C'est le plus grand succès sur Broadway depuis deux ans. Nous connaissions le film, il nous fallait voir l'histoire de Tracy, jeune fille de Baltimore, sur scène.

Et nous n'avons pas été déçus!!! Tout comme le film, réalisé dans les années 80 par John Waters et tourné dans le quartier déjanté de Hampden, Hairspray, la comédie musicale, est encore plus kitsch, encore plus énergique, encore plus flamboyante, nous met très en forme! Derrière des chansons géniales, des thèmes très graves comme la ségrégation arrivent sur le devant de la scène. Les voix sont excellentes, surtout celles des chanteurs blacks, la jeune comédienne qui joue Tracy est impressionnante.

Bref, une excellente soirée très dynamique et haute en couleurs!

dimanche 12 octobre 2008

jeudi 2 octobre: débat entre Sarah Palin et Joe Biden


A New York, dans notre chambre d'hôtel, nous avons assisté à l'unique débat télévisé entre les deux vice-présidentiables, Joe Biden pour Barack Obama et Sarah Palin pour John McCain. Ce débat était très attendu, Sarah Palin défrayant la chronique depuis sa nomination comme colistière par McCain.

Que ce soit la presse internationale, la presse américaine, les républicains ou les démocrates, tout le monde se demandait comment Sarah Palin allait se comporter lors de ce débat. Sans expérience aucune dans des débats présidentiels, sans connaissance aucune sur l'économie, les affaires étrangères, celle qui considère qu'en habitant en Alaska voit la Russie de chez elle, était attendue au tournant face à Joe Biden, gros loup de la politique américaine depuis des années, président de la commission des affaires étrangères du Sénat....Pas la même pointure....

Finalement, Sarah Palin a plutôt fait bonne impression. Tantôt agressive, tantôt combative, tantôt charmeuse, tantôt séductrice avec des petits tics dignes effectivement de la dauphine Miss Alaska, elle a à chaque fois tourné les questions à son avantage pour qu'elle récite ce qu'elle avait appris. Elle avait été bien briefée par le camp républicain, inquiet de sa prestation. Elle a souvent répondu à côté mais en toute confiance, et elle a refusé de répondre à certaines questions qui la dérangeaient pour revenir sur des sujets importants pour elle. Elle a même réussi à se faire passer parfois pour la victime, toute nouvelle dans l'antre des lions de Washington DC.

Joe Biden, de son côté, était bien sûr très bon, posé, répondant aux questions de la journaliste, et ne pouvant pas attaquer Sarah Palin comme il aurait voulu sous peine d'être traité de misogyne. Ce débat nous a fait penser à un débat présidentiel en France entre un certain Nicolas Sarkozy et une certaine Ségolène Royal.

Le débat n'a pas été du même niveau que celui entre Mc Cain et Obama, le niveau de Palin ne permettant pas à Biden d'élever le débat. Mais il y toujours deux images de l'Amérique, l'une plus rassurante pour nous Français, l'autre beaucoup plus inquiétante, très conservatrice, anti-avortement, pro-gun, pro-guerre, pro-religion.

A la fin, Sarah Palin est restée près des caméras avec son bébé trisomique de 6 mois dans les bras, dont la place était certainement ailleurs que dans un studio de télé. Sans commentaires.
A la fin, le débat a donné Joe Biden tout de même gagnant car bien plus expérimenté, plus vice-présidentiable, plus sérieux, mais Sarah Palin a surpris par sa prestation plutôt correcte et bien au niveau des américains moyens.

samedi 11 octobre 2008

2 au 5 octobre: New York: jeudi 2 octobre


Après Boston et Cape Cod, il nous restait une ville à montrer aux parents de Caroline, la ville des villes, THE BIG APPLE. Nous avions pris un hôtel dans Nolita, non loin de Soho, très bien placé. Nous pouvions rayonner facilement à pied, tout en restant raisonnable pour Caroline.

Le premier jour, visite de Soho et du Financial District. A déjeuner, nous avons eu l'honneur de manger dans le même petit resto qu'une des meilleures actrices anglaises actuelles, qui a joué dans "4 mariages et un enterrement", "le patient anglais, "l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", Kristin Scott Thomas. Elle joue actuellement une pièce sur les planches de New York.

Nous avons ensuite traversé le mythique Brooklyn Bridge, avec la vue imprenable et magnifique sur la Skyline, Manhattan, et le Financial District.
D'ailleurs, le Financial District bouillonnait ce jour-là, on sentait une tension , un stress inhabituel. Les télés du monde entier étaient là pour guetter les dernières news en provenance de Wall Street et du New York Stock Exchange. C'est ce jour-là que le plan Paulsonpour sauver l'économie américaine a été voté par le congrès. Les analystes s'attendaient à une remontée de la bourse, mais comme tous les autres jours, Wall Street a plongé.

Après le Financial district, nous nous sommes dirigés vers Gramercy Park, un très beau parc entouré de beaux immeubles et auquel seuls les résidents des immeubles alentours ont accès avec une clef. Là vivent de nombreuses personnalités, comme Anna Wintour, rédactrice en chef du magazine Vogue, ou encore apparemment Bono, le chanteur du groupe U2, puisque nous l'avons croisé à la sortie d'un restaurant de tapas. Décidément!!!!

Nous sommes tranquillement retournés à notre hôtel, en taxi, chose extrêmement facile à New York. Contrairement à Paris; où il est impossible d'avoir un taxi rapidement et dans l'espace de deux heures, il suffit à New York d'héler un taxi pour qu'on en ait un. Arrivés à l'hôtel, nous n'avons pas pu de suite accéder à nos chambres, car un tournage se déroulait en bas de l'hôtel. Ils étaient en train de tourner les nouveaux épisodes de la série new yorkaise "Gossip Girl" sur la jeunesse dorée d'Upper East Side. Décidément!!!! C'est ça, aussi New York!

mardi 7 octobre 2008

27-28 septembre 2008: Boston et Cape Cod


Le matin, nous avons visité un beau quartier de Boston, Beacon Hill, qui nous faisait un peu penser à Georgetown à Washington DC. De jolies petites boutiques, de belles maisons coquettes, des rues calmes bordées d'arbres. Nous nous sommes perdus sur cette colline, autrefois habitée par les noirs. Ce quartier, aujourd'hui très recherché, est effectivement magnifique et nous avons découvert des petits jardins cachés.



Toujours sous la pluie, nous avons quitté Boston pour Cape Cod, un bras s'avançant dans l'Atlantique, une presqu'île connue pour être le lieu de villégiature des bostoniens, à une heure et demie de route de Boston. C'est également à Cape Cod que la famille Kennedy a sa maison secondaire.

Cape Cod est l'Ile de Ré, la Bretagne aux Etats-Unis. L'ile offre 500 km de côtes vierges, protégées. Toute une partie appartient d'ailleurs aux parcs nationaux et a été classée par JFK. Des plages magnifiques, des dunes superbes, des endroits authentiques, de belles maisons coquettes, plus ou moins grandes, déjà décorées pour l'automne avec de nombreuses pumpkins, de jolis petits villages de pêcheurs.

Nous avons suivi la charmante route 6A, de Sandwich à Brewster pour rejoindre Provincetown le soir, toujours sous la pluie. Nous avons vu de beaux petits ports cachés, de belles maisons avec leurs bateaux amarrés, des endroits sauvages, authentiques.

Cape Cod est paisible, calme, sauvage, tranquille, même si l'océan est déchaîné. L'île nous fait un peu penser à l'Ile de Ré. Le temps, même mauvais, était finalement parfait pour découvrir Cape Cod.


Le dimanche, après avoir essuyé une grosse dépression venant des Carolines du Nord et du Sud, nous avions pensé que le temps s'améliorerait. C'était sans compter sur la tempête tropicale Hike qui toucha Boston et Cape Cod dans la nuit du samedi au dimanche. Du vente, mais surtout beaucoup de pluie....Comme s'il n'avait pas assez plu les deux derniers jours.
Nous avons tout de même voulu visiter Provincetown, la ville du bout du monde. Après Provincetown, il n'y a plus rien, sauf l'océan. Fréquentée par les artistes, les homos et marginaux de toutes sortes, sans compter les riches bostoniens ayant leur résidence secondaire, Provincetown est une ville à part sur Cape Cod. Il y règne un parfum de fantaisie, tout ce beau monde cohabite dans une ambiance bonne enfant, et circule à vélo.

Nous avons ensuite repris la route pour découvrir le Cape Cod National seashore, déclarée zone protégée en 1961 grâce à JFK, alors président des Etats-Unis. Le paysage est intact, les plages magnifiques et grandioses, souvent considérées comme les plus belles des Etats-Unis, les dunes protégées. Nous avons donc fait les différentes plages, qui ont chacune leur phare, certaines ont même été décrites par le poète Thoreau ou peinte par des peintres illustres.

Nous avons ensuite repris la route, toujours sous la pluie, pour rejoindre à nouveau Boston et reprendre l'avion. Le WE aura été certes pluvieux, mais magnifique, car nous avons découvert une ville très intéressante et une région superbe.