mardi 7 octobre 2008

26 septembre 2008: premier débat présidentiel


Dans notre chambre d'hôtel, à Boston, nous avons regardé le premier débat présidentiel télévisé entre Barack Obama et John McCain organisé à l'Université d'Oxford dans le Mississipi.
Ce qui nous a surpris en premier lieu, c'est le respect que chaque candidat avait l'un envers l'autre, chose que nous connaissons peu en France lors de débats politiques. Pas un mot plus haut que l'autre, chacun présentait ses idées posément, calmement. Obama était plus vif, plus énergétique, plus à l'aise, s'adressant directement aux auditeurs et à Mccain, qui ne levait pas les yeux.

Les domaines de discussion prévus étaient la politique étrangère et la sécurité, mais vu la situation financière, l'économie a longuement été évoquée par les deux candidats. Le thème a donc été abordé d'emblée, le journaliste Jim Lehrer demandant aux candidats quelles étaient leurs positions vis-à-vis du plan de relance de l'administration Bush, et quelles étaient leurs propositions pour sortir dela crise. Pour Obama, cette crise est le verdict final de la présidence Bush, huit ans de politiques ratées soutenues par le sénateur McCain. Les deux candidats ont détaillé leurs réponses pour venir à bout de la crise, notamment leurs propositions fiscales. John McCain a accusé son rival de vouloir augmenter les dépenses publiques, alors que lui prône une baisse de celles-ci, ainsi qu'une baisse des impôts, pour relancer l'économie. Barack Obama a répondu en soulignant qu'il n'augmenterait pas les taxes pour les familles qui gagnent moins de 250 000 dollars par an, répétant que cette crise est le résultat d'une politique de dérégulation soutenue par John McCain.

Le deuxième thème était l'Irak et l'Afghanistan, et là, une fois de plus, les deux candidats n'étaient pas d'accord. C’est d’ailleurs le sénateur de l’Arizona qui a attaqué le premier, accusant son rival d’avoir voulu couper les fonds des soldats en Irak. "Nous sommes en train de gagner en Irak", a-t-il lancé, avant de réaffirmer son soutien à la stratégie d’augmentation des troupes, initiée par le général Petraeus. Obama a rappelé qu’il avait été contre le déclenchement de cette guerre, qui selon lui avait détourné l’attention des Etats-Unis du véritable problème, l’Afghanistan.

Au final, pas vraiment de vainqueur. Chacun est resté fidèle à lui-même, à ses idées, à son programme démocrate ou répbublicain. Ce sont deux Amériques qui s'affrontent dans deux candidats complètement différents.
Le prochain débat aura lieu entre les deux candidats à la vice-présidence,.

Boston: le musée JFK



Compte-tenu du temps, nous avons changé notre fusil d'épaule et sommes allés visiter le musée John Fitgerald Kennedy, à l'extérieur de la ville.

JFK était bostonien, sénateur du Massachusetts, état de la ville de Boston. Sa famille a longtemps été opposée à la création de ce musée, attenant au bâtiment contenant les archives du président des Etats-Unis.
Un musée, construit par l'architecte Pei, et mis en scène finalement par la famille elle-même, avec des moyens qu'on devine colossaux, vu la splendeur du musée. Il doit d'ailleurs être très beau quand le temps est clément.

Situé au bord de l'eau, le musée JFK retrace le parcours du président à partir de sa candidature à la nomination démocrate pour la présidentielle, celle qu'il gagna contre Nixon en 1961. Il fut assassiné trois ans plus tard, comme tout le monde le sait.
Des archives, de nombreuses photos, des reconstitutions du bureau ovale, des couloirs de la Maison Blanche avec les lustres, des robes de Jackie Kennedy, des extraits de discours officiels, une mise en scène du couple glamour....Tout y est. Seul l'assassinat est vaguement évoqué, et les moments un peu sombres de la vie de JFK, comme Marilyn Monroe, sont totalement occultés.

Il n'en reste que le musée est vraiment beau, bien documenté et que l'on se rend un peu plus compte du mythe JFK, né en seulement trois ans de présidence.

Boston: le Freedom trail


Après Harvard, nous sommes partis dans la ville de Boston, sous une pluie TORRENTIELLE, qui nous a malheureusement gentiment accompagnés tout le long du week-end.

Boston est surtout pour les américains le berceau de leur Histoire: le Mayflower s'était amarré non loin des côtes bostoniennes, la révolution a commencé là-bas, puis l'indépendance, puis l'abolition de l'esclavage etc etc....Boston a été avant-gardiste sur beaucoup d'évènements historiques américains.

D'ailleurs, pour bien comprendre la ville, un parcours nommé le "freedom trail" et géré par les parcs nationaux américains et leurs célèbres rangers a été créé dans toute la ville. Long de 4 km, il suffit de le suivre pour découvrir tous les monuments historiques de Boston. Equipés de parapluies, d'impers, de plusieurs couches de pulls et de chaussures étant censées être imperméables, nous avons suivi une partie du Freedom Trail. On a ainsi vu tous les lieux historiques comme Park Street Church où Sam Adams avait prononcé le premier discours anti-esclavagiste en 1829 ou la Old south meeting House, qui vit la première réunion populaire de révolte contre la taxe du thé imposée par les anglais.

Un peu plus loin se trouve le quartier de North end, qui revit grâce à l'enfouissement des autoroutes. C'est un très vieux quartier, aujourd'hui habité par les Italiens.

Complètement trempés, nous avons du abréger notre visite de la ville pour aller nous changer, mettre des vêtements secs. Dommage pour une ville qui nous a paru, malgré la pluie, très intéressante.

mercredi 1 octobre 2008

Boston: Harvard



Si nous devions encore faire une ville sur la côte est avant de ne plus voyager, c'est Boston, et c'est ce que nous avons fait.
Avec les parents de Caroline, nous avons pris l'avion, loué une voiture, réservé un hôtel et planifié un parcours.

Boston est réputée pour être appréciée des Européens, comme San Francisco. Elle jouit de la bonne réputation d'être une ville agréable, attachante, avec un centre ville à l'américaine et des tours, mais aussi de vieux vestiges coloniaux, des vieux quartiers réhabilités grâce à l'enfouissement des autoroutes sous terre. Ce projet routier urbain, le plus important aux Etats-Unis, devait coûter au départ 2,5 milliards de dollars. La facture a été au final beaucoup plus salée avec plus de 15 milliards injectés. Le résultat est une ville sans autoroute, ce qui est quand même appréciable, des quartiers un peu piétonniers, même...

Boston est avant tout connue pour son université, la plus prestigieuse au monde. Sur 3 millions d'habitants, 500 000 sont des étudiants. Harvard, sans la nommer, a engendré le plus grand nombre de prix nobels et de présidents américains que toute autre université. Elle accueille chaque année plus de 18 000 étudiants et est si riche que les étudiants n'auraient même plus besoin de payer les 40 000 dollars annuels pour pouvoir y étudier! Il ne faut pas seulement être bon, mais être passionné dans quelque chose, avoir des activités parascolaires.

Le cadre, c'est sûr, est beau. De grandes pelouses, de beaux bâtiments, une église, une très belle bibliothèque. Bush en est sorti diplômé, on se demande comment, mais également JFK et Obama. Parmi les facultés les plus prestigieuses, le droit bien sûr, la médecine, concurrente directe de Hopkins, et la fameuse école d'administration publique, l'équivalent de notre chère ENA.

Autour de l'université, on peut trouver un quartier très animé, avec des bons restos, des groupes de musique qui se produisent un peu partout dans une joyeuse cacophonie.
Un bon premier aperçu d'un des quartiers les plus connus de Boston!!!!

la crise financière et le plan Paulson


C'est la bérésina.
Wall Street chute tous les jours de plus en plus, entraînant avec elle les bourses du monde entier.
Branle bas de combat à Washington, New York et dans tous les Etats-Unis, où le financier contrôle une grande partie des richesses américaines. Suite à cela, l'administration Bush a proposé le plan Paulson pour venir à la rescousse des banques américaines. Ce plan, très impopulaire, prévoit d'injecter des milliards de dollars du contribuable pour renflouer les liquidités des banques, relancer le crédit, donc la consommation et calmer les marchés financiers.

Ce plan a été adopté par le congrès après bien des péripéties. Les deux candidats à la présidentielle ont mis leur campagne entre parenthèse pour aller soutenir le plan au congrès et intervenir ensemble auprès de George Bush pour convaincre les deux partis de voter pour le plan. Les représentants, plus exposés aux critiques de la population américaine et aux élections ont rejeté le plan Paulson. Ils recevaient des milliers de mails par jour des américains excédés de payer les bêtises de Wall Street et des financiers. Par ailleurs, le plan Paulson était un peu une socialisation du système bancaire américain, contraire aux principes de la libéralisation. Les républicains ne pouvaient qu'être contre cette pratique.

Les sénateurs, eux, plus puissants au congrès, ont adopté le plan en deuxième lecture, après une chute vertigineuse des cours à Wall Street. Bush a immédiatement signé le projet de loi. Il va maintenant falloir les 700 milliars de dollars nécessaires à la mise en place du plan.

Côté campagne présidentielle, à un mois des élections, Obama gagne des points grâce au fait que les démocrates sont toujours plus appréciés lors de crises économiques. McCain a été critiqué pour sa gestion de la crise financière, montrant son manque d'expérience, de connaissances en matières économiques. Il a voulu arrêter sa campagne, voulant montrer son intérêt pour la situation économique actuelle, mais ce geste a été assez mal pris par les américains.

De leur côté, les américains s'inquiètent et parlent dans les ascenseurs de retirer leurs économies des banques, comme en 1929. Leurs économies représentent leurs retraites, leurs dépenses de santé. Nous n'avons pas besoin de nous poser ces questions là en France, même si la situation est également difficile, à cause..... des américains.

mardi 30 septembre 2008

back to Shenandoah


Profitant de la visite de nos parents, nous sommes retournés au parc national de Shenandoah. Nous n'en avions fait qu'une partie en mai, il était donc temps de faire la Skyline Drive en totalité.
Nous avons donc repris la route de la Virginie, et nous sommes rentrés dans le parc national à l'entrée Nord. Dans le coffre de la Beautiful Lady, nous avions tout prévu pour un barbecue. Il suffisait juste de trouver un endroit autorisé au pique-nique et de faire le feu, ce qui ne fut pas une mince affaire. Le bois était humide.

Après quelques tentatives, le feu était lancé et nous avons pu déguster nos saucisses. Nous avons ensuite repris la route des crètes pour rejoindre le lodge que nous avions réservé pour la nuit...une chambre dans une grande cabane en bois, sur le sommet le plus haut de la Skyline, au milieu des bois.
Après nous être installés, nous sommes allés faire une petite randonnée, pour atteindre un sommet avec vue imprenable sur une partie des Appalaches. Les Blue mountains portaient bien leur nom, des dégradés de bleu s'offraient à nous.

Après notre petite randonnée, nous avons repris la voiture pour aller manger dans un autre endroit de la Skyline. Le soleil se couchait et nous avons fait des rencontres extraordinaires: au programme, un petit ourson noir qui voulait traverser la route, mais qui a changé d'avis au dernier moment, des biches, des chevreuils, plein d'écureuils, des tics et tacs...Il est vrai que les parcs nationaux américains sont tellement protégés que la faune y est très importante, et se sent en sécurité, même si les rangers essaient de la laisser sauvage. Il est par exemple interdit de nourrir les animaux.

Le lendemain, nous avons repris la route pour rejoindre Charlottesville, afin de montrer aux parents de Caroline un campus magnifique dont n'importe quel étudiant français rêverait, au prix d'une sélection drastique et de 10 000 dollars l'inscription.
Le temps était superbe, et nous avons redécouvert l'université dessinée par Jefferson sous son meilleur jour. Les étudiants étaient de retour, et avaient pris possession des petites chambres donnant sur la pelouse principale ou sur les petits jardins secrets.

Nous avons quitté Charlottesville à regret pour Baltimore.

jeudi 18 septembre 2008

exemple de sport TV pour la campagne présidentielle

Les spots TV pour la campagne présidentielle se multiplient à 47 jours des élections.
En voici un, édifiant....
Copiez le lien, et vous verrez...

http://www.youtube.com/watch?v=TG4fe9GlWS8