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mercredi 21 janvier 2009

suite du récit de la journée historique du 20 janvier:


Après la prestation de serment, la journée n'était pas finie pour Barack Obama.

12h40: Obama raccompagne la famille Bush à l'hélicoptère pour rejoindre la base d'Andrews. De là, les Bush prendront un avion en partance pour le Texas. Les Bush quittent Washington DC sans applaudissements.

12h50: Barack Obama signe au Capitole les papiers qui font de lui officiellement le 44ème président des Etats-Unis. Plus décontracté que pendant la cérémonie d'investiture, il signe également les papiers qui légitiment son gouvernement.

13h00: les Obama et les Biden assistent à un déjeuner donné en leur honneur dans la salle des statues du Capitole, l'ancienne chambre des représentants. A ce déjeuner sont présentes 200 personnes du Congrès, triés sur le volet. Les Biden et les Obama reçoivent des cadeaux, des toats leur sont portés, des discours s'enchaînent.
Mais un événement va perturber le déjeuner et inquiéter tous les convives: le sénateur Ted Kennedy a fait un malaise, et a été transporté en urgence à l'hôpital. Selon la mine renfermée de Barack Obama, et les commentaires des journalistes de CNN, nous pensions qu'il était mort. En fait, il a fait une crise d'épilepsie, quelque chose de normal après l'opération qu'il a subie dernièrement au cerveau et la fatigue, l'émotion dues à cette journée historique.
Un autre sénateur, assez âgé également, représentant la Virginie Occidentale, a aussi fait un malaise.

15h10: Avec plus d'une heure de retard sur le programme, Barack Obama et Joe Biden, accompagnés de leurs femmes, quittent le Capitole dans les voitures ultra-blindées pour commencer la parade et rejoindre la Maison Blanche, une tradition qui remonte à George Washington, le premier président des Etats-Unis. Des milliers de personnes, qui ont réussi à quitter le Mall et à se placer le long de Pennsylvania Avenue, attendent avec impatience le couple présidentiel. Ils espèrent apercevoir le président, et surtout le voir sortir de son tank mobile et de marcher le long de l'avenue.


Et Barack Obama, rassuré par les bonnes nouvelles concernant Ted Kennedy, décontracté, souriant, quitte la Cadillac aux portes de 30 cm d'épaisseur, pour marcher avec sa femme sur Pennsylvania. La foule est en transe, hystérique, les services secrets qui entourent le couple présidentiel, sont très stressés, sur les dents! Nous ne pensions pas qu'il sortirait de la voiture, étant donné les risques d'attentat qui pèsent constamment sur lui. A deux reprises, les Obama quittent la voiture pour marcher dans le froid et saluer chaleureusement la foule.

16h00: Barack Obama arrive à la Maison Blanche. Tenant ses filles par les mains, il rejoint l'estrade aux vitres blindées pour suivre la parade. Au total, plus de 13000 personnes prennent part à cette parade, qui présente des "marching bands" des lycées, ou des pompiers, les marines. En voyant le marching band de son lycée à Hawaii, Obama ne cache pas son plaisir. Avec sa femme, ils esquissent des pas de danse au rythme des tambours. La parade se finit dans la nuit.

le soir: le couple présidentiel inaugure et assiste à pas moins de 10 bals donnés en leur honneur dans la ville de Washington DC: le bal de l'armée, le bal de la jeune génération... A chaque bal, ils dansent, enlacés, amoureux, Barack Obama classe dans son smoking noir et noeud papillon blanc, Michelle Obama dans une belle robe ivoire d'un créateur new yorkais. Un beau couple, qui donne un sacré coup de vieux aux autres présidents. Beyoncé, Maria Carey et autres chanteux américains, animent les bals. La nuit sera courte pour tout le monde!

De notre côté, nous avons suivi cette journée historique en direct sur CNN, à la télé, conscients d'assister à un moment unique. Nous retiendrons le côté festif, chaleureux, des fois un peu pompeux de la cérémonie, et le silence des 2 millions de personnes pendant la prestation de serment de Barack Obama. Nous retiendrons aussi son visage grave des premières heures, contrastant avec le visage beaucoup plus décontracté des heures suivantes. Nous retiendrons également l'image d'un couple présidentiel élégant, heureux, profitant au maximum de cette journée de fête avant d'attaquer les très gros dossiers.
Nous étions si concentrés, si pris dans l'ambiance que nous avons oublié d'aller au cours de préparation à l'accouchement!!!!!!! Parents indignes!





mardi 20 janvier 2009

20 janvier 2009: récit d'un jour historique aux Etats-Unis

Aujourd'hui est un jour historique aux Etats-Unis: Barack Obama est devenu le 44ème président des Etats-Unis: le premier président afro-américain, né d'une mère du Kansas et d'un père kenyan, ayant grandi à Hawaï, avocat diplômé de la prestigieuse université d'Harvard, extrêmement doué, brillant, intelligent, intellectuel, charismatique, unificateur.

Aujourd'hui, il s'est passé quelque chose aux Etats-Unis, malgré la crise, malgré la situation catastrophique, quelque chose qui dépasse tous les événements possibles, et qui fait l'Histoire. L'investiture de Barack Obama devrait prendre bonne place dans les livres, comme le discours de Luther King ou l'assassinat de JFK. Pour la première fois depuis les élections, les médias ont mis l'accent sur le fait que Barack Obama soit le premier président noir à prêter serment sur les marches d'un bâtiment construit par des esclaves.

4h00 du matin: la foule converge très tôt sur le National Mall de Washington DC d'habitude si calme, alors que la cérémonie commence à midi. Il fait -7° dehors. 2 millions de personnes sont attendues à l'investiture. 20 000 forces de l'ordre et militaires sont sur le qui vive. Des tireurs d'élite sont positionnés sur les toits des musées du Smithsonian le long du mall.

6h00 du matin: l'esplanade est déjà noire de monde du Capitole jusqu'aux marches du Lincoln Memorial: 3km d'étendue. Les personnes sont serrées comme des sandwichs. Les américains n'ont pas vu cela depuis la marche pour les droits civiques de Martin Luther King en 1961. Certaines personnes interrogées par les médias disent avoir été là avec Luther King. Elles n'étaient pas revenues à Washington DC jusqu'à aujourd'hui.

9h00: Après avoir quitté la Blair House en face de la Maison Blanche, Barack Obama et sa femme arrivent pour assister à une messe à l'église épiscopale St John, en compagnie de Joe Biden et de sa femme.

10h00: Barack Obama arrive avec Michelle Obama à la Maison Blanche pour le café et sont accueillis chaleureusement par le couple Bush. Michelle Obama a un cadeau pour Laura Bush. Sur certaines choses, nous devrions prendre de la graine, comme la transition entre deux présidents: il ne s'agit pas ici de se serrer une fois la main assez froidement et se critiquer immédiatement par derrière, mais de travailler ensemble pour le bien du pays, dans la meilleure ambiance possible. 

10h15: les invités privilégiés arrivent au Capitole pour prendre leurs places non loin de l'endroit où Obama prêtera serment. Ted Kennedy, Steven Spielberg, Alicia Cooper, John Cusak, Al Gore, Aretha Franklin...Et bien d'autres. La place sur la plateforme coûte 50 000 dollars.

10h30: les membres de la chambre des représentants et du Sénat arrivent au Capitole pour prendre leurs places pour la cérémonie. 

10h50: Obama quitte la maison blanche pour le Capitole en compagnie de George Bush dans la voiture blindée conçue pour Barack Obama. C'est un tank mobile avec des fenêtres. Les services secrets l'appellent "la bête".

11h03: les juges de la Cour Suprême arrivent sur la plateforme du Capitole. Ce sont eux qui feront prêter serment à Joe Biden et à Barack Obama. Le comité inaugural suit les juges. 

11h18: la fanfare de la Navy annonce l'arrivée des anciens présidents: Jimmy Carter, Bush Père, et Bill Clinton. Ce sont les dernières personnalités à arriver sur la plateforme du Capitole avant George Bush, Dick Cheney et la famille Obama. L'arrivée des Clinton déchaîne la foule, qui agite des drapeaux américains. 


En même temps, des camions de déménagement sont en train de vider la Maison Blanche des affaires des Bush et amener celles des Obama. L'organisation à l'américaine est comme d'habitude parfaite. 

11h24: les petites filles Obama arrivent au Capitole accompagnée de leur grand-mère qui vivra avec elles à la Maison Blanche. Elles sont suivies par Laura Bush et la femme de Dick Cheney. 

11h30: la foule scande le nom d'Obama. Michelle Obama et Jill Biden arrivent, suivi de George Bush et Dick Cheney.  Peu d'applaudissements dans la foule pour saluer le président actuel...

11h36: Joe Biden arrive. Clameur dans la foule. 


11h44: Barack Obama! La foule scande à nouveau le nom d'Obama. Le visage grave, concentré mais souriant, Barack Obama arrive sur la plateforme, salue quelques personnalités et s'assoit pour assister à la cérémonie. 
"The world is watching today!". Le sénateur Dianne Foinstein, directrice du comité d'organisation de la cérémonie, prend la parole. Elle rend hommage à l'espoir et à la vision qu'a inspiré Obama aux américains. Un pasteur fait ensuite une prière. Tous les américains présents sur le National Mall ont la tête baissée pour prier tous ensemble. Le choix de ce pasteur a été critiqué car il est ouvertement anti-avortement, anti-homosexuel. 

11h53: Aretha Franklin, la reine de la soul, chante "My country, Tis of Thee". Superbe!


11h57: Joe Biden prête serment. 

midi: Les musiciens Yo-Yo ma, Itzhak Perlman, Anthony Mc Gill, et Gabriela Montero interprètent une composition de John Williams, spécialement créée pour l'occasion. Barack Obama est devenu le 44 ème président des Etats-Unis, la constitution américaine prévoyant la prise de fonction à midi, même si la prestation de serment n'est pas faite. 

12h05: Barack Obama prête serment, plein d'émotion, balbutiant un peu, sur la Bible de Lincoln, qui n'avait pas été utilisée depuis l'investiture de Lincoln. Elle est précautionneusement conservée à la Bibliothèque du Congrès. Un symbole fort puisque Lincoln est le modèle d'Obama. . En réalité, c'est le juge en chef de la Cour Suprême qui s'est trompé dans le sens des mots du serment, destabilisant Barack Obama. Souriant, il répète les mots. Il est officiellement président des Etats-Unis. La foule clame son nom. 21 coups de canons sont tirés pour le saluer. 



Grave, concentré, il entame son discours en remerciant Bush pour sa coopération pendant la transition. Mais il dépeint très vite la mauvaise situation des Etats-Unis et lapide en une phrase l'administration Bush. "The time has come to pass the idea that all are equal. It's time to work remaking America". Il rappelle son plan de relance, sa politique étrangère, il donne l'image d'une Amérique à nouveau puissante et présente. Le message au monde est clair: le respect mais le leadership des Etats-Unis. Il propose au monde musulman une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. Il prévient les extrémistes du monde entier qu'ils ne réussiront pas à affaiblir les Etats-Unis qui les vaincront. C'est la détermination des Américains qui fera sortir le pays de la situation dans laquelle il est actuellement. 


Un discours de 15mn, aux accents graves, sérieux.

12h32: un révérend proclame la bénédiction. Chose surprenante pour nous Français, qui vivont dans un état laïque, avec une séparation claire de l'Eglise et de l'Etat. La religion est extrêmement présente pendant toute la cérémonie. 

12h40: le National mall et la plateforme du Capitole entonnent l'Hymne américain, accompagnés par des chanteurs de la Navy. La cérémonie d'investiture est officiellement terminée. 
Barack Obama accompagne maintenant les Bush à l'hélicoptère qui va les amener hors de Washington DC. La transition est finie. 
Cette cérémonie est ensuite suivie par un déjeuner avec le Congrès, puis par la parade et de nombreux bals donnés dans la Capitale. 

L'Amérique s'est arrêtée pendant l'investiture. Elle va devoir maintenant rebondir, portée par l'espoir insufflé par le nouveau président. 



lundi 19 janvier 2009

Lancement des festivités à Washington DC


Hier, dimanche à Washington DC, ont été lancées les festivités de l'investiture de Barack Obama à la Maison Blanche.
Des festivités qui culmineront demain 20 janvier avec le serment sur la Bible d'Abraham Lincoln sur les marches du Capitole.

Dans une ville ultra surveillée par plus de 20 000 forces de l'ordre, militaires et tireurs d'élite sur les toits, prêts à tirer si nécessaires, plus de 500 000 personnes se sont pressées sur le National Mall, entre le Washington Memorial et le Lincoln Memorial pour assister à un grand concert donné en l'honneur de Barack Obama sur le thème "we are one". Le symbole était fort: à la même place où Martin Luther King avait prononcé son fameux et superbe discours "I have a dream", à la veille de l'anniversaire des 80 ans de Luther King, au sein du Lincoln Memorial construit en hommage au père de l'abolition de l'esclavage et modèle du futur président des Etats-Unis, Barack Obama s'est lui-même adressé à la foule. Dans une courte allocution, il a célébré l'union qui fait sa force, celle d'avoir pu réunir tous les américains, riches, pauvres, noirs, blancs, latinos, celle qui a fait sa réussite aux élections.

Avec gravité, il a répété:"Au cours de notre histoire, seule une poignée de générations a été confrontée à des défis aussi graves que ceux auxquels nous avons à faire face aujourd'hui. En dépit de l'énormité de la tâche qui nous attend, je me présente à vous aujourd'hui, intact dans ma conviction que les Etats-Unis d'Amérique vont vivre, que le rêve de nos Pères fondateurs va continuer à vivre aujourd'hui. Ce qui me donne espoir par dessus tout, ce ne sont pas les pierres et le marbre qui nous entourent, mais ce qui remplit les interstices. C'est vous, Américains de toutes les races, venus de partout, de toutes conditions, vous qui êtes venus ici parce que vous croyez en ce que ce pays peut être et parce que vous voulez aider à y parvenir. Il ne fait aucun doute que notre route sera longue. La pente sera raide. Mais n'oubliez jamais que l'esprit de notre Nation ne se révèle pas dans le confort et la facilité mais par le bien que nous faisons quand les temps sont durs. Je vous demande encore une fois de m'aider à révéler cet esprit et ensemble nous pouvons continuer à avancer, une nation, un peuple, l'héritage de ces ancêtres que nous célébrons aujourd'hui. Un discours une fois de plus magnifique.

Avant lui et après lui, de nombreux artistes se sont succédés sur la scène pour lire des phrases de Lincolnn de Martin Luther King ou pour chanter: Bruce Springsteen, Bono et U2, Denzel Washington, Tom Hanks, Sheryl Crown, Queen Latifah, Herbie Hancock, Tiger Woods, Jay'z, Forrest Whitaker, Renee Fleming...

Le Capitole est prêt pour accueillir demain le 44ème président des Etats-Unis, attendu comme le Messie dans le monde entier.

samedi 17 janvier 2009

Barack Obama à Baltimore!!!!


Barack Obama entamait aujourd'hui son voyage inaugural. Il avait choisi le train pour atteindre la capitale administrative des Etats-Unis, trois jours avant l'investiture officielle sur les marches du Capitole, comme l'avait fait avant lui son modèle Abraham Lincoln. Le thème de ce voyage inaugural était "reniewing America's Promise", revivre les promesses de l'Amérique. Il était donc nécessaire de faire une première étape à Philadelphie, berceau de la constitution américaine, puis à Wilmington dans le Delaware où Joe Biden a rejoint le train. La dernière étape avant Washington DC était donc Baltimore, où les anglais ont été repoussés au Fort Mc Henry et l'hymne américain composé.

Baltimore avait voté à plus de 70% pour Obama lors des élections du 4 novembre 2008. La visite du président était attendue avec ferveur, mais dans le calme. Ce matin, une certaine effervescence régnait tout de même dans la ville d'habitude extrêmement calme. Des hélicoptères surveillaient le ciel, les routes autour de l'endroit prévu pour l'événement étaient bloquées à la circulation. Par -7°, 40 000 personnes se sont pressées aujourd'hui derrière le city hall, sur la War Memorial Plaza, et ont attendu plus de 5h00 pour accueillir le plus chaleureusement possible le président élu Barack Obama à Baltimore.

Dans ces 40 000 personnes, nos amis Audrey et Willy, emmitouflés dans nos gros manteaux North Face que nous leur avions prêtés, accompagnés d'Héloïse, et rejoints par Jérôme et Valérie, ont bravé le froid 4h00 pour attendre Barack Obama. Avant son arrivée, le Morganstate University Choir était monté sur scène pour chanter, puis des officiels ont fait des discours, comme le Gouverneur du Maryland O'Malley, ou le Sénateur Cummings, qui a été un des plus grands soutiens de Barack Obama pendant la campagne. Puis, des militaires du Fort Mac Henry ont amené les drapeaux du Maryland, des Etats-Unis et de Baltimore, ont entonné l'hymne américain, et ont récité le "Pledge of Allegeance" au drapeau américain.

Assis devant la télévision, alors que l'événement se passait à deux blocs de chez nous, nous savions que Barack Obama n'allait pas tarder à apparaître. Il est effectivement arrivé sur scène, accompagné de Michelle Obama, de Joe Biden et de sa femme à 16h15 précises. La foule, en liesse, scandait son nom, l'émotion se faisait sentir même à la télé. Barack Obama a fait un beau discours de 12 mn, le commençant par "Hello Baltimore!!" Il a rappelé le rôle de Baltimore dans la construction de la démocratie américaine, puis a répété ses objectifs: relancer l'économie, créer des emplois, réformer l'éducation et créer une couverture sociale pour tous, tout en rappelant que ce serait dur, qu'il décevrait certainement, car les enjeux étaient si grands, l'attente énorme et les problèmes difficiles à résoudre. Ces paroles prennent une certaine importance dans une ville déjà pauvre et qui essaie de se reconstruire.

Le discours fini, Barack Obama a serré les mains de nombreux Baltimoriens, en compagnie de sa femme Michelle, avant de repartir prendre le train pour Washington DC. La foule était extrêmement heureuse de pouvoir le voir et d'avoir pu l'écouter. De notre côté, devant notre télé, nous sommes restés stupéfaits par une petite phrase que Barack Obama a prononcée, pensant que le micro était éteint: "let's get out of here"," bon, allez, on se casse", en bonne traduction, selon le ton sur lequel il l'a prononcée. Rien à voir avec l'image qu'il peut donner, manque de respect par rapport aux 40 000 personnes qui l'ont attendu dans le froid glacial. Comprenant le fait que le président élu avait un programme très serré, nous avons eu du mal à croire qu'il avait prononcé ces mots. Les journalistes n'ont pas relevé, la foule n'a pas du l'entendre...Mais cela nous a un peu gâché la fête.

Il n'empêche, la venue de Barack Obama, même courte, a été un événement exceptionnel pour Baltimore!

vendredi 16 janvier 2009

Les adieux de George Bush


Hier soir, à 20h00, heure de grande écoute, George W. Bush a fait ses adieux aux américains après 8 ans de présence à la Maison Blanche.

Aucun regret, aucune amertume, mais un exercice d'autosatisfaction pour défendre un bilan, selon Bush, "solide". Sa seule erreur aurait été de reconnaître trop vite la victoire américaine en Irak en apposant une banderole "mission accomplie" sur un porte-avion.

Si on ignore:
-la menace du 11 septembre non prise en compte
-les attentats du 11 septembre
-la guerre embourbée en Irak
-le mensonge sur les armes de destruction massive
-Guantanamo, Abu Ghraib et la torture exercée là-bas
-la gestion catastrophique de l'ouragan Katrina à la Nouvelle Orléans
-le réchauffement climatique que les Etats-Unis n'ont pas pris en compte
-le désastre économique avec la crise des subprimes
-la chute vertigineuse des marchés financiers...
les deux mandats Bush seraient peut-être passés inaperçus.

Mais on peut y rajouter:
-une dette historique de plus de 10 000 millions de milliards de dollars, alors que Bill Clinton avait laissé un surplus de plus de 700 milliards de dollars
-un chômage à son plus haut niveau depuis 26 ans
-des milliers de personnes jetées hors de leurs maisons
-des créations d'emploi 6 fois plus basses que pendant l'ère Clinton
-plus de 5 millions d'américains qui sont tombés dans la pauvreté
-7 millions d'américains en plus sans assurance santé
-plus de 4000 morts en Irak
-plus de 30 000 soldats américains blessés
-la mort de dizaines de milliers d'Irakiens, et le déplacement de 4 millions de personnes.
La guerre en Irak a coûté jusqu'à présent 3 millions de milliards de dollars. Tout cela en 8 ans

Bush a nié avoir contribué à diminuer l'autorité morale des Etats-Unis dans le monde, dont l'image est actuellement très mauvaise. Il a défendu son équipe et ses décisions diplomatiques, et a même ironisé sur tous les problèmes qu'il avait eu à gérer. Il a évoqué sept ans sans autre attaque terroriste, une Amérique plus en sécurité, une réforme des services de renseignements, deux jeunes démocraties en Irak et en Afghanistan, une aide pour combattre le sida en Afrique et pour l’école publique aux Etats-Unis...Il est fier de ce que l'administration Bush a accompli en disant qu'elle s'était appuyé sur la compassion des Américains et sur le sacrifice de ceux qui portent l'uniforme. Il dit lui-même pouvoir se regarder dans une glace.

On retiendra aussi de lui toutes ses gaffes, de l'histoire de la Bretzel étouffante à la chaussure volante, des bêtises plus grosses que lui dites pendant des discours. Pour cela, des centaines de vidéos circulent sur Youtube ou daily motion.
http://www.20minutes.fr/article/288431/election-usa-Le-meilleur-des-videos-de-Bush.php



George W. Bush quitte la Maison Blanche en laissant le pays le plus puissant du monde en récession, croulant sous les dettes, embourbé dans deux guerres. Les Américains, qui le soutenaient au début avec une grande majorité, le voient partir sans aucun regret, sans aucune émotion, avec seulement 28% de satisfaits. Bush laissera les clés du pays mardi à Barack Obama. Barack Obama qui est attendu comme le Messie par le monde entier sur tous les fronts. Nous lui souhaitons beaucoup, beaucoup, beaucoup de courage pour redresser les Etats-Unis après 8 ans de présidence Bush.

mercredi 14 janvier 2009

Obama à Baltimore: J-3

Baltimore se prépare à l'un des plus grands évènements de l'année: Obama s'arrêtera donc sur le chemin de Washington à Baltimore. Il prononcera un discours à 16h00 avant de rejoindre la capitale des Etats-Unis.

Au départ, le Fort Mc Henry avait été retenu, car l'endroit pouvait accueillir une foule importante. Mais finalement, Obama aurait choisi le War memorial juste à côté de la mairie, en plein centre de la ville, un endroit plus petit ne pouvant accueillir que 30 000 personnes alors que plus de 100 000 personnes sont attendues samedi. Les rues alentours seront fermées à partir de vendredi soir, il sera impossible de se garer. Samedi matin, la police ouvrira le site aux curieux à 11h00 du matin pour un discours prévu à 16h00-16h15. La sécurité sera au maximum pour protéger Obama. Le temps étant au froid ces temps-ci, les températures prévues pour cette journée devraient être négatives et ne pas dépasser 0°....

Nous nous posons toujours la question si nous pourrons assister à cet événement incontournable! Dans tous les cas, nous ne serons pas loin de l'agitation!!

lundi 12 janvier 2009

répétition générale pour l'un des plus grands évènements de l'année


Même le superbowl, finale du championnat de football américain, évènement incontournable aux US, est un peu écarté des médias actuellement.
Le superbowl a été dépassé par un autre évènement, mélange du superbowl, de la finale de la coupe du monde de foot (soccer), et de la finale de la coupe du monde de rugby: l'investiture de Barack Obama le 20 janvier prochain.

Washington DC prépare cet évènement depuis des mois, bien avant que les résultats de l'élection soient connus. Cette fois-ci, par contre, le fait que le gagnant soit Barack Obama change un peu la donne et rend l'évènement encore plus important. Plus de 4 millions de personnes sont attendues dans une ville qui ne compte que 600 000 habitants. Tous les hôtels des états limitrophes à Washington DC sont complets, et la ville ne sait pas où faire stationner les bus qui arriveront de toutes parts.

Ce WE, Washington DC a organisé LA seule répétition générale de la cérémonie. Des militaires, choisis pour leur ressemblance, remplaçaient les vrais invités, pancartes autour du cou, même les petites filles Obama étaient représentées. L'important était de voir les emplacements des invités. Une seule répétition générale pour l'un des évènements les plus importants de l'année!!!

Juste une anecdote: Barack Obama sera appelé à la tribune par le nom suivant: Barack H Obama et bon Barack Hussein Obama, une réponse aux républicains qui avaient beaucoup utilisé le deuxième prénom à consonance arabe pendant les élections.

mercredi 7 janvier 2009

un déjeuner très privé à Washington


Pour la première fois depuis 27 ans, 5 hommes ayant été et étant présidents des Etats-Unis ont déjeuné ensemble à la Maison Blanche.
Jimmy Carter, George Bush, le père de l'actuel président, George W. Bush, Bill Clinton et Barack Obama se sont retrouvés dans une ambiance décontractée. Une aubaine pour Obama qui a glané des informations et des expériences de chacun.

Tous les anciens présidents ont souhaité bonne chance et beaucoup de réussite à Barack Obama. Souhaiter bonne chance à son successeur, c'est bien quelque chose de typiquement américain, dont les politiques français de tout bord devraient prendre de la graine!

mercredi 17 décembre 2008

classement du Times


Le classement des personnes les plus importantes de l'année du fameux magazine américain Times vient de paraître. Chaque année, Times analyse l'action de personnalités du monde entier.

Sans grande surprise, finalement, c'est Barack Obama qui gagne la première place, pour son assurance à ébaucher un avenir ambitieux en cette période sombre, et pour sa capacité à montrer des qualités qui donnent l'espoir aux Américains qu'il pourra le réaliser. Le magazine rappelle que Barack Obama a gagné l'une des élections les plus passionnantes de l'Histoire des Etats-Unis, en surmontant son manque d'expérience, son nom bizarre, deux candidats qui étaient des institutions politiques, sans parler du fossé racial, pour devenir le 44e président des Etats-Unis. C'est une montée en puissance d'exploits : battre la machine Clinton, réinventer la période de transition, s'emparer des nouvelles technologies, exploser les records de levée de fonds, s'emparer d'Etats républicains, rassembler les électeurs marginaux...Bref, un éloge pour le Président Elu, d'où une première place bien méritée.

La deuxième place du classement revient à Henry Paulson, qui a mis au point le plan de sauvetage des banques américaines. Il a obtenu d'un président sortant le contrôle total de la politique économique du pays, le Congrès lui a transmis près de 1.000 milliards de dollars. Paulson a mené une intervention économique d'une ampleur sans précédent dans l'histoire des Etats-Unis sauf peut-être pendant la seconde guerre mondiale. Le Time, magazine très sérieux et très respecté peut donc facilement justifier son classement.

Mais c'est la troisième place qui est surprenante: Nicolas Sarkozy, président de la République française! Eh oui! Et pour justifier le choix du Times, c'est Tony Blair, ancien premier ministre anglais (anglais par dessus le marché) qui prend sa plume pour défendre l'action de Sarkozy. Sur un ton dithyrambique, Tony Blair rappelle que "Sarkozy a mis la France au premier plan de la scène internationale. Ce charisme donne à un pays un dynamisme et lui permet d'attirer de nouveaux alliés", continue le travailliste qui pointe le retour de la France dans le processus de paix israélo-palestinien. L'ancien locataire du 10 Downing Street salue également la présidence européenne de Nicolas Sarkozy. "Il a obtenu la tenue du G-20 et est parvenu à arracher un cessez-le-feu en Géorgie. Sous sa direction, l'Union européenne a semblé agir de concert, en dépit des divisions sur la relance de l'économie», conclut Tony Blair. On savait que Sarkozy était assez apprécié outre-Atlantique, mais de là à être troisième du classement...

Puis viennent Sarah Palin pour son ascension surprenante en politique américaine, le cinéaste Zhang Yimou poyr avoir fait rêver des millions de spectateurs lors des cérémonies de JO de Pékin...

lundi 15 décembre 2008

GRANDE NOUVELLE: OBAMA A BALTIMORE

C'est le titre du Baltimore Sun d'aujourd'hui: Barack Obama, sa famille et Joe Biden feraient un arrêt à Baltimore sur le chemin de Washington DC pour l'Inauguration le 20 janvier au Capitole. 

Ils seraient donc à Baltimore le 17 janvier pour un événement que nous ne connaissons pas encore. Ce sera le dernier arrêt du train inaugural après Philadelphie et Wilmington, la ville de naissance de Joe Biden, et avant Washington DC. En effet, le thème du train inaugural d'Obama est "faire renaître les promesses américaines", avec à chaque fois un événement dans une ville historiquement importante: d'où un arrêt à Philadelphie, où la Déclaration d'indépendance a été signée, Baltimore, où cette nouvelle promesse d'un Etat souverain a été défendue à Fort Mc Henry contre les Anglais et où l'hymne américain a été composé et chanté pour la première fois, et Washington DC, capitale de la Nation. 

Le but de ces arrêts est également de faire participer le maximum d'américains qui ne pourront pas assister à l'inauguration à Washington. Comme nous! Espérons que nous pourrons aller à cet événement à Baltimore et voir Obama, même de loin!

Pendant ce temps, les préparations de l'inauguration à Washington sur les marches du Capitole vont bon train! Obama a été officiellement élu aujourd'hui, 15 décembre, premier président noir américain. En vertu du 12e amendement de la Constitution, les grands électeurs des 50 Etats et de Washington DC officialiseront leur soutien depuis la capitale de leur Etat respectif. Des millions de personnes sont attendues à Washington DC le 20 janvier. 




vendredi 28 novembre 2008

Amadou et Mariam à la Maison Blanche????

Pour ceux qui connaissent le couple de chanteurs maliens, aveugles, la nouvelle est plutôt étonnante!!! Barack Obama aurait invité Amadou et Mariam à son investiture, au même titre que Béyoncé ou encore Jay-Z!! Si si!!!

Une nouvelle consécration pour ce couple adorable qui rencontre de plus en plus de succès outre-atlantique: on trouve d'ailleurs leur Cd à la Enoch Pratt Library de Baltimore.

Par ailleurs, les lunettes alux Starck Eyes sur lesquelles Caroline a tant travaillé chez Alain Mikli et qui équipent Amadou et Mariam depuis leur carrière fulgurante en France vont faire leur entrée à la Maison Blanche! Pas mal, non?

mercredi 26 novembre 2008

Obama choisit son ministre de la défense


Idem, la rumeur courait depuis quelques temps. Obama aurait choisi de garder le ministre de la défense de Bush.
Choix surprenant pour un président qui prône le changement...Mais finalement, Obama a choisi de garder celui qui connaît très bien la question irakienne et qui, de toutes manières, devra obéir au président. Ce choix permet au futur gouvernement de laisser le problème de l'Irak à quelqu'un d'expert et de se concentrer sur la crise économique.

Robert Gates, le très respecté patron du Pentagone, est l'anti-thèse de Rumsfeld. Connu pour être modéré et sans appartenance partisane, il resterait encore un an au Pentagone pour finir le travail commencé. Il doit mettre en place la promesse du candidat Obama, celle de retirer les troupes d'Irak d'ici à 2011. Sa nomination devrait intervenir après Thanksgiving.

Obama aura tenu en trois jours trois conférences de presse sur l'économie, comme quoi la situation est grave. A chaque conférence, il nomme des personnes susceptibles de travailler sur l'économie, il crée des commissions, et veut avancer le plus vite possible. Des critiques se sont faites entendre sur le fait qu'Obama avait d'abord créé son équipe économique avant la sécurité...Critiques d'autant plus violentes aujourd'hui suite à l'annonce de risques d'attentats d'Al Quaïda dans le métro new yorkais.

vendredi 21 novembre 2008

HIllary Clinton secrétaire d'Etat?


La rumeur est de plus en plus insistante. Barack Obama aurait proposé à Hillary Clinton le poste convoité de secrétaire d'Etat aux affaires étrangères. L'ex First Lady aurait accepté après de nombreuses discussions avec le futur président des Etats-Unis sur sa vision des affaires étrangères, sur son rôle futur.

Hillary Clinton apporterait alors à Obama sa connaissance des chefs d'Etats, son charisme, son sérieux, son expérience. C'est ce que cherche Obama depuis qu'il a commencé à constituer son équipe. Ils devront par contre passer outre les querelles de campagne, et faire avec le mari très encombrant d'Hillary Clinton.

La nomination d'Hillary Clinton ne devrait pas se faire avant Thanksgiving, qui aura lieu jeudi prochain.

jeudi 20 novembre 2008

Obama choisit son ministre de la santé


Un poste important vient d'être attribué aujourd'hui dans l'échiquier Obama, celui du ministre de la santé.

Tom Daschle a effectivement de quoi faire: réformer le système de santé américain. L'ancien leader des démocrates au congrès, actuellement consultant, apporte encore plus d'expérience dans le monde politique à Obama. Elu pour la première fois en 1986, cet homme de 60 ans est un ténor de la vie politique américaine. Il a conseillé Obama pendant sa campagne sur les questions de santé publique.

Sa tâche est immense. Près de 50 millions d'américains n'ont pas de couverture santé. Ces 50 millions d'américains rêvent du système français, où tout le monde, quelque soit son niveau de vie, est soigné de la même manière dans les hôpitaux publics français. En plus de ces 50 millions de personnes mal soignées, autant d'américains pourtant assurés n'ont pas accès à la santé car les assurances maladie se réservent le droit de refuser régulièrement les remboursements.

Tom Daschle a pour mission de mettre en place l'une des promesses les plus importantes de Barack Obama: celle de la couverture santé universelle pour tous.

lundi 10 novembre 2008

Obama à la Maison Blanche


Aujourd'hui, sur invitation des Bushs, Barack Obama et sa femme sont allés à la Maison Blanche pour la première fois. Pendant qu'Obama et Bush s'enfermaient une heure durant dans le bureau ovale, Laura Bush faisait visiter à Michelle Obama la maison.

Rien n'a filtré de l'entretien entre le président actuel et le président élu. Il a été certainement poli mais assez inconfortable, vu qu'Obama a l'intention de changer totalement de politique et qu'il a critiqué très fortement Bush pendant la campagne. Dans tous les cas, Bush s'est engagé à faciliter la période de transition en mettant à disposition des équipes Obama des bureaux près de la Maison Blanche, et à tenir Obama au courant des différents dossiers.

Obama a jusqu'au 20 janvier 2009 pour s'organiser.

samedi 8 novembre 2008

l'équipe d'Obama se constitue


N'étant pas du genre à perdre son temps, Obama a très vite nommé un premier collaborateur important, celui de secrétaire général de la Maison Blanche, un des postes clés de l'administration présidentielle.

Pour ce fait, il a choisi un de ses proches, ancien conseiller de Bill Clinton à la Maison Blanche, représentant de l'Illinois au Congrès, Rahm Emanuel. A 48 ans, il est connu pour avoir été l'un des instigateur de la victoire de démocrates à la chambre des représentants lors des dernières élections il y a deux ans. Décrit comme «hyperactif» et comme le «chien d'attaque du parti», le numéro 4 des démocrates à la Chambre des représentants, qui avait suivi au lycée des cours de ballet, est redouté pour sa combativité. A Washington, on n'a pas oublié le poisson mort, en voie de décomposition, que Rahm Emanuel envoya à un sondeur qui l'avait contrarié.

Rahm Emanuel va apporter à Obama sa connaissance de la chambre des Représentants, dans laquelle il siège depuis 2002. Son penchant pour l'offensive devrait aider le nouveau président qui a mené une campagne basée sur l'unité nationale, à faire passer ses réformes les plus audacieuses. Réputé très efficace, il a supervisé, jusqu'à la chorégraphie, la poignée de mains historique entre Rabin et Arafat lors de la signature, en 1993, des accords de paix d'Oslo.

Cela risque de déménager à la Maison Blanche!

la sécurité des présidents


La question se pose à nouveau avec l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche: comment assurer la sécurité du premier président noir de l'histoire de Etats-Unis? 4 présidents ont déjà été assassinés, dont Lincoln et JFK, bien sûr. Obama est depuis sa candidature à la présidentielle extrêmement protégé par le fameux secret service, des hommes aux lunettes et aux costumes noirs. Il était d'ailleurs beaucoup plus surveillé qu'HIllary Clinton ou John Mc Cain.

La période de transition est considérée comme très dangereuse. Obama et sa famille ne sont pas encore dans le bunker de la Maison Blanche, et ne bénéficient pas encore des voitures ultra-blindées construites pour l'occasion par General Motors. Jusqu'à présent, plus de 500 menaces de mort ont été recensées par le secret service, rien que ça. Depuis qu'il a été élu, Obama est surveillé par plus de 100 agents de sécurité, le quartier de Chicago où se trouve sa maison totalement quadrillé et interdit à la circulation. Lors de son discours de victoire devant un million de personnes, il était pour la première fois entouré de vitres de Plexiglas anti-balles.

Trop d'espoir, trop d'attentes ont été placés en lui, il est le symbole d'une Amérique optimiste prête à faire face à une situation économique extrêmement mauvaise. Il est clair que s'il arrivait quelque chose à Obama aujourd'hui, ce serait une catastrophe pour le pays et cela mettrait les Etats-Unis à feu et sang. Le secret service a du souci à se faire....